Girl power! Les femmes en cuisine

Cuisinière : n.f Professionnelle qui fait la cuisine dans un restaurant, chef.

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Journée internationale de la femme oblige, aujourd’hui je vais vous parler des vedettes féminines qui secouent nos papilles et pour lesquelles j’ai beaucoup d’admiration.
Au menu trois portraits de chefs (pourquoi il n’y a pas de féminin à ce mot d’ailleurs?) toutes plus talentueuses les unes que les autres : Anne-Sophie Pic, Hélène Darroze et Claire Heitzler.
De galères en batons dans les roues, elles ont réussi à se hisser au plus haut rang de la gastronomie française. Leur réputation n’est plus à faire et pourtant elles sont encore trop nombreuses à parvenir à ce niveau d’excellence…

Petit rappel historique sur l’entrée de femmes dans le cercle très fermé de la haute gastronomie :
1933 : Eugénie Brazier: 1ère femme étoilée.
1951 : Marguerite Bise: 1ère femme a recevoir 3 étoiles
1997 : Lydia Egloff: Maitre Cusinier
2007 : Anne-Sophie Pic: 3 étoiles

Anne-Sophie Pic
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Anne-Sophie Pic est issue d’une grande dynastie de cuisiniers puisque son grand-père, André Pic, est le propriétaire d’un restaurant étoilé depuis 1934, à Valence. A l’origine, c’est son arrière-grand-mère qui tenait le restaurant…Au décès de son père la jeune femme de 23 reprend les rênes de l’affaire familiale à laquelle elle offrira en 2007 sa troisième étoile et rentrera dans la légende en étant la seconde femme de l’histoire la gastronomie française à obtenir ce titre prestigieux.
Interrogée sur le nombre restreint de cuisinières de renom elle témoigne dans une interview à l’Express :

« C’est toujours resté un mystère, pour moi. Il y avait pourtant une grande tradition des « Mères », tout au moins dans la région lyonnaise : la Mère Blanc et la Mère Brazier, pour ne citer qu’elles, sont toujours des institutions. Au début du 20ème siècle, de nombreux restaurants à Lyon étaient tenus par des femmes, les « Mères » qui ont popularisé la cuisine traditionnelle internationalement. Aujourd’hui, ce sont plutôt leurs fils qui ont pris la suite… cependant, même si elles sont rares, quelques femmes parviennent à se faire un grand nom dans le monde impitoyable de la grande cuisine »

Hélène Darroze

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Tout comme Anne-Sophie Pic, Hélène Darroze à la cuisine dans le sang. En 1895, son arrière-grand-père ouvre l’auberge « Le Relais » à Villeneuve-de-Marsan dans les Landes, reprise par son grand-père Jean et sa grand-mère Charlotte, puis par son père. En 1993 son frère qui est destiné à reprendre le restaurant familial devient finalement œnologue et négociant en Armagnac et lui laisse sa place pour reprendre l’auberge familiale devenue « chez Darroze ». 

En 1999 la jeune femme décide de se séparer de l’auberge familiale et de se lancer dans une nouvelle aventure à Paris dans son restaurant « Hélène Darroze » situé à St Germain des prés.
Le succès est vite au rendez-vous! Pour preuve,  elle est la seule femme chef en activité à avoir obtenu 2 étoiles au Guide Michelin depuis 2003 (Anne-Sophie Pic en possède trois).

Très amie avec Anne-Sophie Pic, elles ont fondé ensemble un club : les nouvelles mères cuisinières. Son but : soutenir et promouvoir les talents de la cuisine côté femme et montrer que les femmes ont toute leur place dans le monde de la gastronomie…

Claire Heitzler

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Contrairement à ses deux précédentes comparses, Claire Heitzler n’est pas issue d’une lignée de cuisiniers. Cette jeune alsacienne est un selfmade woman passée par l’école hôtelière et qui s’est forgée une personnalité à mesure de ses voyages aux quatre coins du monde.
Elue « Chef Pâtissière de l’année 2012 » par ses pairs et  « Chef pâtissière de l’année 2013 » par le guide Gault et Millau , Claire Heitzler compose des desserts raffinés et subtils, réinterprétant la pâtisserie française. Formée chez les plus grands comme Troisgros et Thierry Mulhaupt, elle a acquis une solide expérience aussi à l’international, du restaurant « Beige – Alain Ducasse » à Tokyo, au Park Hyatt Dubai, avant de revenir en France et devenir chef de la pâtisserie du Ritz et depuis 2010 du restaurant Lasserre.
La jeune femme de 31 ans est l’une des seules représentantes de sa catégorie dans le préstigieux club des sucrés du chef Christophe Michalak.

Alice : 
Pâtissière amatrice depuis toujours, rate régulièrement ses recettes. Excelle dans les macarons. Pro des sous-cuisson! …Pas aussi glorieux 🙂

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